Prise de poids : attention à la rétention d’eau

Prise de poids : attention à la rétention d’eau

La rétention d’eau est un phénomène classique à l’origine de la prise de poids, parfois jusqu’à 7 kilos dans la partie inférieure du corps (hanches, cuisses, fesses).
L’eau est en effet présente en grande quantité dans notre organisme : elle représente environ la moitié du poids total. Par conséquent, une femme pesant 50 kilos détient plus de 25 kilos (= 25 litres) d’eau dans son corps. La majorité de cette eau constitue la matière même de nos organes, l’autre partie circulant dans notre corps. Si cette eau devant normalement circuler dans notre corps s’immobilise, on parle alors de rétention d’eau, à l’origine de la formation de cellulite (aqueuse).

Les facteurs de la rétention d’eau

La bonne circulation de l’eau dans notre organisme dépend d’un mécanisme parfaitement réglé : en principe, il faudrait qu’il y ait toujours la même quantité d’eau circulant entre les cellules (environ 8 litres) pour que l’équilibre soit respecté. C’est-à-dire que lorsqu’une partie de cette eau est absorbée par nos veines par exemple, nos organes doivent en relâcher dans les mêmes proportions. Si ce n’est pas le cas, l’eau s’accumule entre les cellules.

Mauvaise circulation = rétention d’eau

La circulation de l’eau permet de laver nos tissus en étant absorbée puis rejeter dans l’organisme. Ce bon fonctionnement de ce mécanisme est lié à notre circulation sanguine. Par conséquent, une mauvaise circulation du sang peut être l’origine de la rétention d’eau. Quand on parle de circulation sanguine, il peut s’agir de la circulation dans nos veines, nos artères, nos vaisseaux capillaires ou lymphatiques (formé de plasma et de globules blancs). Avant de pouvoir traiter une mauvaise circulation sanguine, il convient de préciser de quelle circulation on parle. En effet, l’origine et les effets d’une mauvaise circulation sont différents selon les vaisseaux sanguins.

Les mauvaises circulations sanguines responsables de la rétention d’eau concernent essentiellement la circulation veineuse (la principale) et la circulation lymphatique (dans une moindre mesure).
Les symptômes d’une mauvaise circulation veineuse sont des jambes lourdes et gonflées, des varices (dilatation des veines) ou des varicosités (petite dilatation sous forme de serpentins violés au niveau des cuisses essentiellement). La mauvaise circulation lymphatique se caractérise par des chevilles et des pieds gonflés.
La mauvaise circulation artérielle (douleurs dans les mollets, notamment lorsque l’on marche) et capillaire (pieds froids) n’influe pas sur la rétention d’eau.

La bonne ou mauvaise circulation veineuse dépend de votre activité physique (un des facteurs les plus importants), de votre posture (assise, debout, piétinement), des antécédents familiaux, des vêtements ou chaussures que vous portez, etc.
La mauvaise circulation veineuse intervient lorsque les veines sont fragilisées par le poids et l’afflux constant du sang, devant circuler des pieds jusqu’au cœur. Cet affaiblissement des veines entraîne leur dilatation et ne permet plus d’absorber et de rejeter correctement l’eau en circulation dans le corps. Les muscles ont alors un grand rôle à jouer dans la bonne circulation sanguine : ils sont un soutien important des veines dans la mesure où les muscles les entourent.
Le lien entre une bonne circulation et l’activité physique (permettant de développer la masse musculaire) est donc incontestable : bouger améliore la circulation du sang, brûle les graisses et développe les muscles au détriment de la graisse. C’est donc pleinement bénéfique !

Vaisseaux perméables = rétention d’eau

Un mécanisme naturel peut rendre les vaisseaux plus perméables pour guérir une inflammation par exemple. En effet, la perméabilité facilite l’entrée des globules blancs dans les tissus endommagés et ainsi accélérer le processus de guérison. Mais, les vaisseaux perméables laissent également passer l’eau circulant dans l’organisme, ce qui a pour effet immédiat le gonflement de la zone enflammée.

Déséquilibre hormonal = rétention d’eau

Un excès d’œstrogènes ou un manque de progestérone peuvent étirer les parois des vaisseaux et les rendre plus perméables. Comme cela a été dit précédemment, des vaisseaux perméables provoquent des gonflements et une rétention d’eau. Cela se produit essentiellement chez les femmes avant leurs règles où des parties du corps (visage, mains, pieds, jambes, seins, etc.) gonflent, à la puberté, lors du grossesse ou à la ménopause.

Alimentation et rétention d’eau

Certaines molécules, notamment celles présentes dans le sel et le sucre, ainsi que quelques protéines ont la caractéristique de retenir l’eau.
Une alimentation trop riche en sucre notamment (gâteaux, sodas, etc.) accentuera le processus de rétention d’eau.
Les produits transformés, comme les plats cuisinés, contiennent un certain nombre de produits chimiques qui peuvent être plus difficile à digérer. Les protéines mal digérées (processus de séparation des acides aminés incomplet) retiendront plus facilement l’eau. Le manque de protéines du à une sous-alimentation, une maladie des reins ou du foie peut également avoir le même effet sur l’organisme.

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